Dans sa quête pour rendre ses aires de stockage idoines à la conservation des précieuses collections qu’il conserve, le musée national des beaux-arts avait procédé en 2012-2013 à la réalisation de nombreux travaux de rénovation, dont les plus importants furent ceux de la réhabilitation de la plus ancienne de ses réserves, celle dite « Grande Réserve ».
Ce lieu de stockage, aménagé dans les années quarante, avait ainsi bénéficié de travaux de confortement des planchers, d’assainissement des parois et d’une réfection des revêtements de sol et de murs ; les dispositifs d’éclairage et de détection furent également renouvelés.
En amont de ces travaux, l’ancien mobilier de stockage des collections, vieux de plus de 70 ans, constitué d’un dispositif lourd, encombrant et corrodé a été démonté. Les œuvres furent alors été rangées sur des râteliers en bois dans l’attente de la mise en place d’un aménagement mobilier définitif.
Une étude menée par le département de la conservation quelques années auparavant avait permis de calculer l’encombrement des collections destinées à cette réserve et d’estimer la surface d’accrochage nécessaire à un stockage adéquat. Les données collectées ainsi que les contraintes liées au bâtiment (superficie et configuration du local) ont orienté le choix vers un équipement mobilier du type grilles extractibles, selon la conception envisagée par les conservateurs.
En 2021, neuf cubes à tableaux munis de grilles coulissantes ont été installés dans les deux salles de la réserve, offrant ainsi une surface totale d’accrochage de près de 500 m2, soit 200 m2 de plus comparé aux anciennes structures.
Pour le rangement définitif des œuvres sur ce nouveau mobilier un chantier des collections a été mis en œuvre : mise à jour du récolement des œuvres, dépoussiérage, marquage et repérage des œuvres sujettes à des dégradations actives exigeant une prise en charge immédiate.
Aujourd’hui, ce chantier qui touche à sa fin, clôturera une importante étape de la mise aux normes de la réserve, une étape qui devra se poursuivre par l’amélioration du dispositif de contrôle climatique existant